Normes nationales de santé mentale sur le lieu de travail: un catalyseur d’engagement


Les normes par définition sont attrayantes car elles sont conçues pour établir un niveau atteignable et un exemple de qualité. Merriam Webster définit «norme» comme «ayant une valeur reconnue et permanente». Tel est le but d’appliquer les normes de santé mentale sur le lieu de travail – faire de la santé mentale un reconnu et permanent valeur au sein des organisations.

Des normes de santé physique sont en place sur le lieu de travail depuis des décennies sous la forme de droits de sécurité au travail, santé au travail et ergonomie. La sécurité sur le lieu de travail est maintenant une valeur organisationnelle largement répandue aux États-Unis, en grande partie en raison de la priorité qui lui a été accordée au niveau national. Par exemple, en 2000, l’ancienne secrétaire au Travail des États-Unis, Elaine L. Chao, a défendu un projet de loi fédéral visant à prévenir les blessures corporelles au travail, axé sur six principes visant à «fournir un point de départ vital pour une compréhension commune, point à partir duquel nous pouvons espérer trouver un terrain d’entente» dans le domaine de la sécurité et du bien-être des travailleurs.

De même, des normes nationales de santé mentale sur le lieu de travail commencent à émerger, centrées sur la même idée, à savoir que le lieu de travail ne devrait pas nuire aux travailleurs, mais plutôt que, sur le lieu de travail, les employeurs devraient prendre des mesures pour protéger bien-être des employés. Alors que la compréhension du bien-être par la société s’est élargie pour inclure la santé mentale, certains gouvernements du monde entier utilisent avec succès les normes comme mécanisme pour faire de la santé mentale sur le lieu de travail une valeur reconnue et permanente. Le Canada et le Royaume-Uni sont deux exemples marquants.

Canada

Le Canada a été un chef de file mondial en matière de normes pionnières en matière de santé mentale au travail, en lançant la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, également connue sous le nom de le standard, en 2013. Cette feuille de route unique en son genre vise à guider les organisations dans la promotion de la santé mentale et la prévention des dommages psychologiques au travail.

Créée par la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), la Norme fournit des cadres basés sur cinq éléments de mise en œuvre: engagement, leadership et participation; Planification; la mise en oeuvre; évaluation et action corrective; et revue de direction. Ces cadres sont volontaires, mais lorsqu’ils sont mis en œuvre, ils permettent aux organisations d’évaluer leur lieu de travail actuel, de fixer des objectifs et de prendre des mesures efficaces – en tenant compte des pratiques, des programmes et de la formation existants de l’entreprise.

Depuis son lancement, le Standard a atteint des taux de réussite impressionnants. UNE Étude de cas 2017 par la CSMC a montré que 40 organisations participantes avaient en moyenne une conformité de 72% avec les cinq éléments, comparativement à une conformité de 55% au stade de référence. Non seulement ce programme a changé la trajectoire des tendances de la santé mentale en milieu de travail partout au Canada, mais les lieux de travail ont également récolté des avantages directs eux-mêmes, avec des améliorations de la productivité, du rendement financier, de la gestion des risques, de la rétention et plus encore.

Royaume-Uni

De l’autre côté de l’Atlantique, en 2017, le Royaume-Uni a introduit S’épanouir au travail, un examen indépendant qui a formulé 40 recommandations à l’intention des employeurs, du gouvernement britannique et d’autres parties prenantes. Le rapport a été commandé par l’ancien Premier ministre Theresa May et dirigé par Lord Dennis Stevenson et Paul Farmer CBE, PDG de Esprit.

Le rapport comprend six normes «fondamentales» et quatre normes «améliorées». Le rapport explique que «quel que soit votre secteur, le type ou la taille de votre lieu de travail», les employeurs peuvent et doivent adopter les six normes fondamentales. Les quatre normes «améliorées» s’adressent aux employeurs qui souhaitent aller plus loin. Les normes de base comprennent la mise en œuvre d’un plan de santé mentale au travail; développer la sensibilisation à la santé mentale; encourager les conversations sur la santé mentale et l’amélioration des conditions de travail, entre autres. La fonction publique a été le premier grand employeur du Royaume-Uni à s’engager à respecter toutes les recommandations, partageant son parcours pour répondre à ces normes à travers un blog en ligne, donnant vie aux normes fondamentales et inspirant les autres employeurs.

États Unis

Actuellement, les États-Unis ne disposent pas de normes nationales pour la santé mentale sur le lieu de travail. Cependant, la Californie, déjà considérée comme un leader aux États-Unis sur les questions de santé mentale compte tenu de son adoption de la Loi sur la santé mentale en 2004, est en passe d’être le premier État à adopter des normes volontaires de santé mentale au travail depuis la Le Sénat de Californie a adopté le SB 1113 en 2018. Le Commission de surveillance et de responsabilité des services de santé mentale (MHSOAC) élabore actuellement un cadre de normes qui sera applicable aux employeurs de toute taille, géographie, industrie ou démographie des employés.

Les normes communiquent la responsabilité éthique

L’étude de cas de la CSMC, mentionnée ci-dessus, a révélé que plus de 90% des organisations canadiennes participantes ont identifié l’impératif éthique de leur organisation comme la principale raison pour laquelle elles ont choisi d’adopter la norme. Les normes nationales – bien qu’elles ne soient pas des réglementations obligatoires – sont un excellent catalyseur pour les employeurs qui cherchent à agir et à communiquer leurs valeurs. Avec la détresse mentale projetée comme un numéro principal en 2021, les employeurs du monde entier chercheront des conseils sur la façon de traiter la santé mentale au travail. Les normes gouvernementales peuvent fournir des lignes directrices pour l’élaboration de stratégies et de programmes d’employeurs en matière de santé mentale et de bien-être au travail.

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